L'INTELLIGENCE COLLECTIVE POUR LA REDEVANCE INCITATIVE

Environnement

Publié le 07/02/2025 par Fayence Avenir

(Article Var-Matin du 7 Février 2025)

Ayant participé à ce premier atelier, je suis heureuse de constater que M. Godet, pour Var Matin, a retranscrit factuellement ces deux heures de réunion. Cette transparence est d’autant plus appréciable quand on se souvient que, en décembre dernier, certains médias tels que BFM TV, France 3 ou même Var Matin avaient présenté la colère citoyenne avec un manque de sincérité qui laissait présager une véritable omerta sur le sujet.

Je dois, il me semble rassurer les lecteurs, il n’y a pas eu de débordements et les échanges sont restés polis, même si je ne suis pas certaine que ce soit dû à la présence du Facilitateur mais juste à la correction et la bonne tenue des présents.

Pourtant, l’opposition à la Redevance Incitative (RI) ne s’est pas dissipée; bien au contraire, elle s’est amplifiée, semant le doute dans l’esprit des maires de notre Communauté de Communes. Seul M. Bouchard semble demeurer campé sur une position intransigeante.
Sans vouloir anticiper sur le déroulement des prochains ateliers, son silence m’apparaît comme le signe d’une difficulté à reconnaître le bien-fondé de cette opposition et à envisager l’émergence de solutions concrètes lors de ces réunions.

Un point particulièrement frappant mérite également notre interrogation : nos neuf maires ont signé la grille tarifaire en 2024. Combien de temps ont-ils réellement eu pour étudier le dossier, demander des explications au service des déchets ou, tout simplement, réfléchir comme le font aujourd’hui les citoyens ?

Cette situation soulève plus largement la question du rôle et de la place de nos élus dans le processus décisionnel, notamment sur notre territoire.
Par ailleurs, à l’échelle nationale, de nombreuses associations se mobilisent pour dénoncer les dysfonctionnements inhérents à cette méthode de redevance incitative.

À Paris, certains responsables politiques vont même jusqu’à remettre en cause l’existence de l’agence à l’origine de cette redevance « l’ADEME » en soulignant les 4 milliards d’euros de dépenses publiques qu’elle génère.
Ce constat rappelle à quel point la maîtrise des dépenses publiques reste un enjeu essentiel.
Après tout, ne dit-on pas que l’exemple doit venir du haut ?
Je ne peux qu’espérer un sursaut de notre service des déchets et de l’ensemble de nos élus, afin qu’ils offrent aux habitants un service à la hauteur des exigences qui leur sont imposées, tout en garantissant un coût raisonnable pour tous.

Sylvie BRUNIER
fayenceavenir@gmail.com